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Tester sur une promotion, avec une mesure décidée avant de commencer

Un pilote porte sur une promotion, sur une durée convenue, avec une métrique écrite avant le démarrage, un rapport intermédiaire à mi-parcours et un rapport final remis à votre établissement. Vous savez au départ ce qui sera regardé, ce qui vaudra échec, et vous pouvez arrêter sans pénalité.

Les cinq étapes

  1. 1. Cadrage — une heure, une fois

    Quelle promotion, quelle échéance réelle, quelle métrique. On écrit la métrique et le seuil qui nous ferait dire « ça n'a pas marché ». C'est le seul moment où ce choix est honnête : après, tout le monde choisit le chiffre qui arrange.

  2. 2. Point de départ — figé avant le premier accès

    On mesure l'état initial de la promotion (activité de recherche, qualité des dossiers) et on le fige. Sans point de départ, il n'y a pas de progrès, il n'y a qu'un instantané final dont personne ne sait ce qu'il vaut.

  3. 3. Ouverture des accès — aux étudiants, par eux-mêmes

    Vous diffusez un lien, ou vos étudiants se connectent avec leur compte école ; chacun consent lui-même. Aucun fichier n'est nécessaire au pilote : la référence se déclare en deux chiffres, sans aucun nom. Un import de scolarité reste possible si vous voulez éviter la ressaisie des dates et des contrats.

  4. 4. Rapport intermédiaire — sur l'usage, pas sur les résultats

    À la moitié, un point écrit qui répond à une seule question : la promotion s'en sert-elle ? Si personne ne l'ouvre, les résultats finaux ne mesureront rien et il faut le dire tout de suite plutôt qu'à la fin. C'est aussi là qu'on ajuste ce qui doit l'être, et le moment où vous pouvez arrêter.

  5. 5. Rapport final — remis, écrit, avec sa population

    Chaque taux est publié avec le nombre d'étudiants sur lequel il porte. Les signaux constatés (une réponse reçue) sont séparés des signaux déclarés (un statut saisi à la main). Le rapport vous appartient : vous le montrez en interne, y compris pour refuser de continuer.

Ce qui invaliderait le pilote

Écrit ici parce qu'un protocole qui ne peut pas échouer ne prouve rien :

  • moins de 10 étudiants mesurés : rien n'est publié, ni pour vous ni pour nous ;
  • une promotion qui n'ouvre pas le produit : on le constate à mi-parcours et on arrête, plutôt que de présenter un résultat qui ne mesure que l'absence d'usage ;
  • une métrique changée en cours de route : si le contexte impose de la changer, c'est écrit dans le rapport, avec l'ancienne.

Dans tous ces cas, le pilote s'arrête sans pénalité et sans reconduction tacite : il se termine à sa date, et continuer suppose que vous le décidiez. Un dispositif d'essai dont on ne peut pas sortir n'est pas un essai.

Le cadre juridique du pilote

Un pilote se contractualise comme le reste : accord de sous-traitance (article 28 RGPD) disponible avant le démarrage, durée d'accès bornée et écrite, export intégral de vos données à tout moment, et suppression des accès à l'échéance. Le détail est sur la page RGPD et sécurité pour les établissements.

Lancer le cadrage

Dites-nous la promotion et l'échéance ; on revient avec la métrique proposée et le calendrier, par écrit.

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Questions fréquentes

Sur combien d'étudiants porte un pilote ?

Une promotion entière, et au moins 10 étudiants mesurés — en dessous de ce seuil, aucune statistique de groupe n'est publiée, parce qu'un agrégat trop petit redevient une information individuelle. Un pilote sur cinq volontaires ne produirait rien de citable, ni pour vous ni pour nous.

Quelle métrique retient-on ?

Elle est choisie avec vous AVANT le démarrage, et écrite. Selon le calendrier : la part de la promotion effectivement en recherche active, le volume de candidatures suivies, le taux de retour rapporté à sa population, ou le nombre de contrats signés à une date donnée. Choisir la métrique après coup, c'est choisir celle qui arrange — c'est le défaut le plus courant des expérimentations fournisseur.

Y a-t-il un groupe témoin ?

Pas de tirage au sort : priver une partie de vos apprentis sans contrat d'un outil pour les besoins d'une démonstration n'est pas défendable. La référence est choisie par vous, au cadrage : une promotion comparable que vous décidez de ne pas équiper (autre campus, autre filière au même calendrier), ou la rentrée précédente, avec les chiffres de votre logiciel de scolarité. La mesure est la part d'apprentis qui signent avant l'échéance légale ; l'écart est publié avec son intervalle, et la référence n'étant pas tirée au sort, le rapport dit qu'il n'établit pas à lui seul une causalité. Si une part du prix dépend du résultat, elle porte sur la borne basse de l'écart, jamais sur son estimation centrale.

Que se passe-t-il si le résultat est mauvais ?

Le rapport est remis tel quel, avec la population mesurée et ce qui a manqué. Un pilote qui montre que l'outil n'a pas été utilisé est un résultat utile : il dit que le problème est ailleurs, et il vous évite d'acheter. Nous préférons perdre un contrat qu'installer un chiffre que vous découvririez faux à la première présentation interne.

Qu'est-ce que ça demande à notre équipe ?

La diffusion du lien d'inscription à la promotion, la saisie des entreprises à ne pas contacter, la date de rentrée de chaque promotion (c'est elle qui fixe l'échéance légale), les deux chiffres de votre référence — effectif et contrats signés avant l'échéance, tirés de votre logiciel de scolarité — et un point à mi-parcours. Aucun fichier d'étudiants obligatoire, aucune intégration technique.